AN 1 DE LA TRANSITION : JUSQUE-LA PAS DE CHANGEMENT PERCEPTIBLE

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La transition a soufflé sa première bougie le 18 aout dernier dans un contexte où la prolongation occupe les esprits. Peut-on dire que nous sommes sortis de l’aubaine quand on sait que les vomis d’hier reviennent en force tandis que certains héros qui ont causé la chute d’IBK, laissent apparaitre des divergences entre eux ? 

Du 18 août  2020 au 18 août 2021, il y a une année que le régime d’IBK, sombrait suite aux multiples manifestations avec au finish l’intervention des hommes en uniformes, qui disent avoir intervenus pour éviter au peuple malien le bain de sang.

Tout est parti des  législatives bâclées de 2020, mettant le feu à la poudre. Le contexte dans lequel se trouvait le pays, laissait entrevoir le manque d’entente entre le peuple et son BOUA éternel. Ce dernier, était resté sur sa position, à ne voulant concéder rien par rapport aux revendications soumises par les manifestants du M5RFP et de la synergie des enseignants. Un langage de sourds entre les différents protagonistes, qui aboutira à la déposition du président IBK par les forces de défense, regroupées au sein du Comité National pour le Salut du Peuple CNSP.

Ce qui arriva le 18 Août, est une jonction de la foule du M5 sous la direction de ce qu’eux-mêmes qualifiaient d’autorité morale, l’Imam Dicko, la synergie des enseignants du 15 octobre avec des jeunes colonels des forces armées, constitués en CNSP. A retenir que ce regroupement des militaires, a fini par disparaitre sous pression de la CEDEAO, reste que son noyau compose l’ossature des organes de la transition, Président, Conseil National de la Transition, Gouvernement. Ce ne sont pas Bah N’Daw ou Moctar Ouane, qui diront le contraire, eux qui ont été demis de leur fonction de président et de premier ministre de la transition pour avoir fâchés les hommes en kaki de Kati. D’ailleurs ces deux restent en résidence surveillée depuis.

L’imam de Badalabougou s’est effacé, lui qui avait pourtant fait de la CMAS le centre de l’actualité du pays. En plus d’une proximité avec les militaires de Kati oubliant les camarades du boulevard de l’indépendance, il sera vite au cœur de la polémique. Ses divergences de certains camarades du M5, feront qu’à l’entame de la première phase de la transition Bah N’Daw-Ouane, certaines attitudes de l’homme furent interprétées comme une «trahison».

Aujourd’hui, il n’a plus cette influence du départ et son mobilisateur l’a lâché, allusion faite au puissant Honorable Kaou Djim, qui est actuellement une figure prépondérante du CNT. Faisant allégeance au Colonel de Koulouba, qui l’aura échappé belle à un attentat le jour de la tabaski, l’élève de l’Imam Dicko semble l’avoir dépassé. D’une part, il fait les louages du premier Vice-président de l’histoire du Mali, finalement devenu Président pleins pouvoirs. Aussi, Kaou a créé son parti et fera ce dont il fut empêché, quand il était à la CMAS ; savoir : avoir des ambitions politiques.

Avec son nouveau statut, Kaou Djim, opte pour le choix Assimi pour les élections présidentielles à venir. Et, aussi, l’ancien porte-parole de l’Imam Dicko, n’hésite pas à parler de prolongation de la transition. Nous y sommes !

Après 9 mois aux affaires et deux Premiers Ministres au compteur, la Transition se remet en cause après avoir déposé le diplomate, qui occupait la Primature. Autrement dit, on a vomi sur tout ce que ce dernier aura entrepris pour laisser place à la rectification de la Transition.

Le président du comité stratégique du M5, en sa qualité de nouveau Premier Ministre, est censé pouvoir aller au bout de la mission à lui confiée. Sauf que l’ombre  de la Cour Constitutionnelle, plane sur lui, suite à la plainte portant illégalité de l’organe législatif de la transition. Si jamais les griefs émis sont confirmés et validés, alors le Chef du gouvernement qui est en tournée auprès des paysans devra rendre le tablier.

Si dans le Mali de maintenant, on ne parle plus de BOUA, reste que la situation demeure toujours précaire, sinon même plus. Le panier de la ménagère est devenu intenable et les djihadistes tiennent bon. L’article 39 est aussi revenu sur la table au nom de l’uniformisation des salaires.

Une polémique qui secoue l’arène scolaire, provoquant un divorce avec la famille des enseignants. A l’heure du 18 Août 2020, le RFP avait en son sein un moment cette corporation, qui avait rompu quand IBK au CICB annonça la mise en application de l’article 39. Aujourd’hui, les divergences sociales sont perceptibles entre les acteurs qui se retrouvaient sur le célèbre boulevard de l’Indépendance, demandant le départ du régime IBK.

Avec la refondation, comme maitre-mot du changement annoncé, on peut dire sans se tromper pour l’instant que la rupture d’avec le passé, n’a pas vu le jour pour le moment. Ceux qui furent vomis par le peuple, sont toujours dans l’arène et multiplient les actions. Ils ont d’ailleurs mis en place un bloc, qui compte mettre la pression face à toute prorogation de la transition. Une classe politique qui pense bien que sans elle, le Mali n’existe pas, alors que les acteurs du 18 aout 2020, censés occuper l’arène politique, restent hésitants, exception faite de quelques rares jeunes, qui n’arrêtent pas de faire un réquisitoire sur la classe politique de la génération des années 90 de l’ère démocratique.

Croisons les doigts et attendons de voir ce chantier gigantesque annoncé par le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goita d’après lui ; « …Tout est à refaire, y compris l’homme car, il s’agit de réussir ce à quoi tout le monde aspire : la Refondation de l’État ».

La Rédaction

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