LUTTE CONTRE LE DRAGAGE SUR LE FLEUVE : PLUS DE 300 ENGINS LOURDS DE DRAGAGE IMMOBILISES, LA JUSTICE SAISIE

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Sous la direction du ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, une lutte implacable est désormais menée contre les récalcitrants du domaine de l’exploitation minière illégale au Mali, utilisant les dragues dans les eaux du fleuve. En effet, selon des sources bien introduites au Ministère des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, plus de 300 matériels et engins de dragage sont aujourd’hui saisis, et les auteurs se retrouvent devant la justice de Kéniéba. Tout un challenge, quand on sait que certains de ces engins ne font pas moins 100 millions l’unité ! 

Selon les mêmes sources, le ministre Lamine Seydou Traoré, qui n’entend pas se laisser distraire par les bruits inutiles que font ses détracteurs, ne fait trop de commentaires sur ces actions en cours à cause du fait que le dossier se trouve au niveau de la justice. Il faut cependant noter que l’usage de la drague par des orpailleurs étrangers et locaux illégaux est une technique d’extraction des minéraux sous l’eau. Dans notre pays et surtout sur les sites miniers, la drague est employée pour exploiter de l’or dans les cours d’eau. Toute chose qui ne va pas sans conséquences.

En effet, l’usage de la drague engendre la dégradation des cours d’eau et de l’environnement (contamination de l’eau avec des produits chimiques, la pollution de l’air par les hydrocarbures,  le déséquilibre dans l’écosystème aquatique). En plus, il est aujourd’hui la source de nombreux conflits entre les populations et certains exploitants miniers pour la plupart des chinois.

Selon toujours des experts du domaine, la drague creuse profondément dans le lit du fleuve en provoquant des changements géomorphologiques du littoral et la destruction physique d’habitats de plusieurs espèces d’êtres vivants. Si certaines espèces s’adaptent, la plupart disparaissent.

La drague est donc nuisible pour nous tous et son utilisation est interdite par nos lois pour préserver notre vie et garantir la protection de l’environnement. Raison pour laquelle, des actions sont engagées par les autorités de la transition pour mener une lutte implacable contre ce danger qui menace notre survie. Des actions qui n’épargneront aucun exploitant et usager du dragage sur nos cours d’eau. Il faut rappeler dans ce cadre, le lancement officiel de  l’opération «Falémé ni Sanou kô dambé»,  en janvier dernier, par trois membres du gouvernement de la transition en mission dans la localité.

Cette visite de terrain était conduite par le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré. Il était accompagné par deux de ses collègues, à savoir les ministres de la Sécurité et de la Protection Civile, et de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable. Une visite qui aura permis à la délégation gouvernementale d’appréhender sur place des contrevenants à la mise en œuvre des sanctions contre le dragage. Et sans tergiverser, le ministre Traoré avait sur le champ donné des instructions fermes aux services concernés qui ont immédiatement interpellés les récalcitrants et saisi leurs équipements et matériels.

Et depuis, la lutte est engagée, avec en toile de fond, l’impunité zéro pour ceux qui ne respecteront pas les textes. Après les phases d’information, de sensibilisation et d’éducation, place maintenant aux sanctions.

Selon des sources proches des localités concernées, plusieurs sites importants d’exploitation sauvage de l’or sont désormais sécurisés par nos forces de sécurité, et les équipements et matériels saisis immédiatement convoyés en fourrières. Mieux, le ministre Lamine Seydou Traoré a annoncé des poursuites judiciaires contre tous les complices et co-auteurs impliqués dans la délivrance des documents d’autorisation de l’usage de la drague sur nos sites miniers dans le cadre de l’orpaillage illégal.

Les exploitants de drague sur nos cours d’eau se croient si malins qu’ils tentent de jouer au chat et à la souris avec les agents des Ministères concernés par la lutte contre le dragage. Selon nos sources, la situation est telle que le ministre Lamine Seydou Traoré envisagerait aujourd’hui la création d’une Brigade Spéciale essentiellement dédiée à la traque des exploitants de drague sur nos cours d’eau, aveuglés qu’ils sont par l’appât du gain facile, et cela au mépris du danger que cause leurs actions sur la nature et sur la santé de tous. Cette Brigade Spéciale ne constitue point un aveu d’impuissance, mais une mesure urgente à la hauteur du danger qui nous guette !

I.Keita

 

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