RECRUTEMENT A LA POLICE NATIONALE : LES RECALES DE 2018-2019 NE LACHENT PAS PRISE

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La Cour suprême gère actuellement le dossier des concernés qui espèrent avoir gain de cause. Sauf que pendant que le ministère de la sécurité et la Direction Générale de la police font la sourde oreille , un autre concours a vu le jour pour 2019-2020. Un second Mémoire est en vue pour dépôt auprès de la Cour.

Tout est parti suite à des irrégularités ayant émaillé le recrutement dont le résultat définitif a été proclamé par décision N°44121/DGPN-DPFM en date du 10 décembre 2019. Selon le collectif composé de 64 recalés relève, dans le premier Mémorandum, des cas de fraudes au sein de trois groupes sont évoqués. Le premier groupe concerne des Commissaires de Police dans les spécialités chimie organique ; gestionnaire des ressources humaines ; économiste et ingénieurs télécoms.

La seconde tendance concerne les corps des Officiers de Police pour la spécialité de comptable et psychologue ; informaticien maintenance et technicien supérieur de la santé.

On a enfin un 3ème  lot qui concerne les sous-officiers des spécialités de chauffeurs, électriciens, plombiers, dessin-bâtiment et la mécanique auto. Il faut noter que ce sont les sous-officiers généralistes (Maintien d’Ordre de 1774) qui  ont été intégrés le 12 Octobre dernier, à la surprise générale. Des sources proches de la police indiquent qu’ils sont actuellement en formation.

En ce lendemain de Polémique avec la recrue Awa Haidara, d’’autres scandales ont été étouffés à l’école nationale de police. Cette dernière avait accouché le 19 Avril 2020 jetant l’opprobre sur le corps. Sur les mêmes lieux, on apprend que le 16 septembre 2020, deux élèves sous-officiers ont été pris en délit de vols durant la formation, ils avaient récupéré discrètement des portables. Deux autres sont pris en train de consommer de la drogue à la veille de la cérémonie de sortie de promotion qui s’appellera « feu Contrôleur Générale Christine Domboua ».

Si ladite Cérémonie a été maintenue le 17 Septembre passé, les mis en cause ont été radiés la veille. Bien qu’en disposition de leur dotation avant les faits, certains se verront récupérer par la pression de leurs supérieurs de l’école de police.

Il est reproché à la tutelle d’avoir eu recours à la fraude et au clientélisme à ciel ouvert pour procéder au recalage du groupe de 2018-2019. L’affaire est défendue par le jeune avocat Me Mamadou Kassim Traoré du Cabinet Diop Associé devant les tribunaux. Il est appuyé par le virevoltant ancien garde des sceaux notamment Mohamed Aly Bathily qu’on ne présente plus.

Les recalés des spécialités commissaires, officiers et sous-officiers réclament toujours justice. Chose logique quand il s’avère que l’ancien ministre de tutelle Salif Traoré aurait fait intégrer en tout 1774 sous-officiers généralistes par une décision rendue effective à partir du 12 Octobre 2020.

Les plaignants, ou soit disant radiés lorgnent du côté de la Cour Suprême, pour eux la confiance reste de mise quant à leur réintégration, ils se disent confiances à la justice malienne.

 

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