Mali: Ras Bath libre depuis hier soir, est ce un recul du pouvoir?

Le Ministre de la justice
Spread the love

Après de violentes manifestations mercredi pour exiger la libération sans condition de Mohamed Youssouf Bathily, Ras Bath,  ayant causé un mort, un douzaine de blessés et d’énormes dégâts matériels, il vient d’être libéré. Selon certaines sources, cet élargissement fait suite à une intervention des autorités religieuses que le chef de l’Etat a reçu au palais de Koulouba hier après midi. Libre, son comportement futur  dans ses émissions nous indiquera les conditions probables de sa libération. Des proches du dossier indique que la procédure continue.

Est-ce un recul du parquet qui avait engagé des poursuites contre l’animateur de l’émission  carte sur table?

La protection de la société est du devoir du procureur, qui doit garantir sa quiétude. Un mort suite à l’interpellation d’un citoyen par une autorité judiciaire, parce cette dernière pense qu’il a connu un délit, dépasse  l’imaginaire dans un Etat de droit. A cela, il faut ajouter plus d’une dizaine de blessés, sans compter les dégâts matériels. Un tel évènement dramatique, n’honore pas notre démocratie. En attendant, l’interpelé selon nos source a retrouvé sa liberté depuis hier grâce aux closes d’une rencontre dans un salon feutré. N’est ce pas une fois de plus la mise au pilori de l’autorité de l’Etat ?

Le désagrément causé aux riverains du tribunal de grande instance de la commune IV, à Hamdallaye, mon quartier et aux usagers de certaines artères de la capitale pour une fin de l’histoire aussi simple, une libération en catimini prouve un recul du parquet. Ce dernier relevant de l’autorité du Ministre de la Justice ne pouvait en aucun cas prendre l’initiative d’embastiller un homme de presse sans l’aval de son chef hiérarchique.

Attaché à la liberté d’expression, nous avions estimé dans un article, intitulé :« Ras Bath devant le juge, la contestation de l’autorité s’enfle, 12 blessés et une victime. » que la liberté doit être la règle et la privation de liberté une exception. Sans classer l’affaire dans les délits de presse, le procureur sur le ondes de l’Ortm n’a laissé aucun doute sur sa fermeté. C’était après les événements du mercredi. Et le lendemain, c’est à dire moins de 24 heures après, le changement radical de position. Qui a pu faire fléchir la position du parquetier?

Les responsables dossier  auraient du nous épargner de telle souffrance. Etait il nécessaire de mettre Ras Bath en garde à vue pour  ensuite le libérer  de cette manière?

Malgré les prières et le parquet à l’écoute du peuple au nom de qui la justice est rendue, une interpellation afin de notifier les charges aurait pu porter plus que  l’option choisie. Le parquet n’a aucunement à rougir de l’acte, il n’a fait que on travail. Ce sont les autorités qui doivent se sentir en position de faiblesse. Espérons que cette libération, suite aux débordements ne constitue un précèdent fâcheux que d’autres tenteront d’imiter.

La dégradation de la situation socio-politique, suite à la libération des voies publiques  et les conditions difficiles que vivent les maliens n’autorisaient point un acte qui pouvait mettre le feu aux poudre. Le procureur voulait arrêter l’hémorragie, prier pour que le sang se coagule afin de sauver la vie. Sinon, le sang continue de couler avec ce recul du pouvoir.

L’opposition démocratique et républicaine exige une enquête indépendante et se propose d’interpeller le gouvernement sur les derniers évènements à Gao et Bamako ayant causé la mort de malien. Ce qui pourrait aider l peuple à comprendre ce qui s’est passé réellement.

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *